BLOY (Léon).

UNE RELIQUE SACRÉE
POUR UNE FOI FOUDROYANTE
LE MISSEL PERSONNEL DE LÉON BLOY

[BLOY (Léon)].

Parbum Missale jurta missale romanum…

Desclée, Lefebvre, Imprimatur à Tournai, 1895.
In-12 (120 x 70 mm) de (10) ff., 65 pp., (1) p. xxvii pp., (i) p., 573 pp., (1) p., 302 pp., (2) ff., 15 pp. et (1) p.- Chagrin tête-de-nègre, dos à 5 nerfs, titre à froid (reliure d’éditeur).
Provenance : Léon Bloy (ex-libris manuscrit accompagné des adresses successives de l’écrivain sur une garde) – Léopold Levaux.

9 500 €

EXCEPTIONNEL ET TRÈS PRÉCIEUX MISSEL PERSONNEL DE LÉON BLOY.

IL EST ACCOMPAGNÉ D’UNE ÉMOUVANTE PRIÈRE MANUSCRITE AUTOGRAPHE DE LÉON BLOY SUR UNE FEUILLE DE PAPIER CALQUE REMETTANT NOMINATIVEMENT À DIEU LES ÊTRES AIMÉS PAR L’ÉCRIVAIN AU COURS DE SA VIE.

Le texte de cette prière est le suivant : « Pro Vivis ….parentum & amicorum, in primis Johannæ, Veronicæ, Magdalenæ, Theodoræ ; filiorum filiarumque mearum spiritualium ; atque Andreæ, Johannis, Alexandri, Joseph, Henrici, Augusti, Renati, Annæ-Mariæ, Magdalenæ, Pauli ; præterea Henrici fratis mei & Oliivii & etiam Gustavii & Eugenii, & omnium circumstantium… ».

Sont également insérés dans le missel deux textes de prières imprimées (Litanies du Sacré-Cœur et Litanies de Saint Michel), deux images pieuses dédiées à la Vierge Marie et une image de première communion au verso de laquelle Léon Bloy a écrit à l’encre violette : « Souvenir de la Communion Solennelle et de la Confirmation d’André Gilbert faite et reçue en la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre – 10 juillet 1913 ».

Léon Bloy a par ailleurs reporté sur une garde sa marque d’appartenance manuscrite ainsi que la mention des diverses adresses où il a séjourné à la fin de sa vie : « Léon Bloy. 9, rue Saint Laurent à Lagny (S. et M.) / actuellement, 10 rue de la Barre, Montmartre. / 3, place Condorcet, Bourg-laReine » (les deux premières adresses biffées au crayon bleu).

De retour d’un séjour au Danemark, l’écrivain s’installa à Lagny-sur-Marne (département de Seine-et-Marne) en 1900, où il résida jusqu’en 1904. Il déménagea alors à Paris, rue de la Barre, jusqu’en 1911, année où il se fixa à Bourg-la-Reine (département des Hauts-de-Seine). Ces annotations successives montrent que l’écrivain se servit de ce missel à partir de 1900 et jusqu’à sa mort à Bourg-la-Reine en 1917.

On ne s’appesantira pas sur le caractère particulièrement émouvant de cet ouvrage quotidiennement manipulé par Léon Bloy dont la foi, sincère et profondément ancrée, ne peut être prise en défaut. L’état très manipulé du missel montre qu’il a incontestablement été prié avec une grande assiduité par Léon Bloy. En atteste particulièrement la partie relative à l’Ordinaire de la messe, centrale dans sa spiritualité, littéralement noircie de sueur par l’usage.

Ce missel provient de la succession de l’écrivain liégeois Léopold Levaux (1892-1956), qui fut avec son épouse un admirateur passionné du grand écrivain français (Raïssa Maritain signale leur présence chez Bloy). Léopold Levaux, militant chrétien, publia notamment une biographie de Léon Bloy (Louvain-Paris, Editions Rex, 1931), où il raconte qu’il connut Bloy par hasard en février 1913 à Liège, puis commença à correspondre avec lui en février 1914, en pleine crise de conversion au catholicisme, et à le fréquenter en admirateur et en ami.

Très précieuse et émouvante relique bloyenne.

9 500 

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