LE PREMIER RECUEIL DE BARBIER

BARBIER (Henri-Auguste).

Iambes.

Paris, Urbain Canel, 1832.

In-8 de xxx pp., 144 pp. et (1) f. – Demi-veau vert à coins, roulettes à froid sur les plats, dos à nerfs ornés de larges palettes dorées, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

 

Provenance : Gérard de Charodon (ex-libris).

 

ÉDITION ORIGINALE DU PREMIER RECUEIL DE POÈMES DE BARBIER.

 

Henri-Auguste Barbier (1802-1885) fut encensé durant tout le XIXème siècle. Hugo disait trouver dans la poésie de ce poète de combat « des vers étonnants comme personne d’autre n’en refera jamais » et Baudelaire qu’il était « naturellement poète et grand poète ».  Quant à Barbey d’Aurevilly il le comparait à Corneille.

 

La tonalité de l’ouvrage, très anti-bonapartiste fit l’effet d’un coup de tonnerrre. Pour la première fois, un poète authentique avait le courage de s’inscrire en faux contre les tenants de l’opinion bonapartiste et de rejeter sur leur idole tous les malheurs dont la France venait de souffrir. On trouve dans le recueil le fameux poème contre Napoléon : Ô Corse à cheveux plats ! Que la France était belle…

 

REMARQUABLE EXEMPLAIRE, SANS ROUSSEURS ET DANS UNE SÉDUISANTE RELIURE DU TEMPS.

 

Vicaire, I, 311 – Escoffier, le Mouvement romantique, 901. 

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