La Pamela de Richardson
traduite par l’Abbé Prévost

RICHARDSON (Samuel). [PRÉVOST D’EXILES (Abbé Antoine François)].

Pamela ou la Vertu récompensée.

Traduit de l’Anglois.

Londres, Jean Osborne, 1742.

4 parties en 2 volumes in-12 (164 x 98 mm) de (2) ff., xxii pp. et 273 pp. ; (2) ff. et 324 pp. ; (2) ff. et 298 pp. ; (2) ff. et 302 pp. – Veau raciné, filet d’encadrement à froid sur les plats, dos à nerfs orné de pièces d’armes à la gerbe, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin citron, filet doré sur les coupes (reliures de l’époque).

 

Provenance : marquis Maynon de Farcheville (ex-libris gravé et pièces d’armes au dos).

FAMEUSE ÉDITION ORIGINALE FRANÇAISE DU CHEF-D'OEUVRE DE RICHARDSON 


Ce n’est rien moins que la tragédie bourgeoise qui est inventée là par Richardson. Pour faire court une jeune servante, parangon de vertu, repousse les avances de son maître et finit tout de même par l’épouser. Ce roman épistolaire, bouleversant les convenances de classe et la moralité qui est censée aller avec, connut un succès foudroyant. À partir de cette première édition, dont on attribue la traduction à l’Abbé Prévost, Pamela suscita multiples parodies et réactions fortement clivées (plusieurs Anti-Pamela parurent peu de temps après). Tant et si bien que Diderot prit fortement sa défense dans son Éloge de Richardson.

Très bel exemplaire en reliure de l’époque aux armes. Condition rare.

Bibliothèque nationale. Lumières ! Un héritage pour demain, p. 106, n° 133 (pour une édition plus tardive) ; Tchemerzine-Scheller, V, p. 236 (donne faussement comme édition originale française : Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1743).

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