LE LONGEPIERRE DE LONGEPIERRE

 

SON EXEMPLAIRE PERSONNEL DE SES  IDYLLES

 

LONGEPIERRE (Hilaire-Bernard de Requeleyne, Baron de).

Idylles nouvelles.

Paris, Pierre Aubouyn, Pierre Emery et Charles Clousier, 1690.

In-12 de (6) ff., 179 pp. et (1) p., frontispice gravé sur cuivre par J. H. - Veau granité, dos à nerfs orné de fers emblématiques à la toison d’or dorés, répétés sur les plats, aux angles et au centre, tranches dorées sur marbrure (reliure de l’époque).

 

Provenance : baron de Longepierre (emblèmes à la toison d’or sur les plats et au dos) -  Lambert (ex-libris manuscrit avec notes versifiées autographes).

 

ÉDITION ORIGINALE DES IDYLLES NOUVELLES DU BARON DE LONGEPIERRE. SON PRÉCIEUX EXEMPLAIRE PERSONNEL.

 

Un des plus grands bibliophiles de son temps, mais aussi érudit, homme de lettres et dramaturge le baron de Longepierre (1659-1721) fut un admirateur fervent de Virgile et de Théocrite dont il donna une traduction en 1688. On retrouve dans ses Idylles nouvelles la même flûte pastorale, les mêmes amours, les mêmes bergers inspirés du monde antique, mais dans un cadre bourguignon « où dans le sable d’or le Doubs roule ses ondes ».

 

Le sérieux et la modestie de Longepierre, sa connaissance des langues anciennes, avaient attiré les regards sur le jeune savant. Quand il fallut trouver un précepteur au comte de Toulouse (Louis-Alexandre de Bourbon, second fils légitimé de Louis XIV et de la marquise de Montespan) c’est, de l’aveu de Louis Racine, grâce à son père que le regard du roi tomba sur Longepierre. Ainsi, le recueil est suivi de deux pièces dédiées au comte de Toulouse, qui disent tout à la fois l’honneur et la crainte de Versailles. Dans la seconde, le Songe, l’auteur feint de rêver que c’est pendant son sommeil que le comte lui apparaît pour lui demander d’être son précepteur et de le suivre à la Cour. C’est le début d’une longue carrière qui le mènera au service du Duc de Chartres, duc d’Orléans puis Régent, et du Duc de Berry.

 

SON EXEMPLAIRE PERSONNEL RELIÉ AVEC L’EMBLÈME DE LA TOISON D’OR.

 

Exemplaire de l’auteur relié à son emblème de la Toison d’or. Il est cité dans le catalogue de sa bibliothèque dressé par le Baron Portalis. D’après l’abbé Papillon, Longepierre légua ses livres en mourant au cardinal de Noailles, de là ils passèrent dans la bibliothèque de son neveu le Duc de Noailles.

 

Très bel et précieux exemplaire.

 Cioranescu, 43628 - Portalis, Catalogue de la bibliothèque de Longepierre, 182 - Papillon, Dictionnaire des auteurs de Bourgogne, I, 414-416 - Guigard II, 328.

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