FÊTE NAVALE SUR L’ARNO

 

L’EXEMPLAIRE BERARD CITÉ PAR GUILMARD

[LIVRE DE FÊTES].

Le Magnifique Carousel fait sur le fleuve de l’Arne à Florence, pour le mariage du grand duc.

À Paris, Chez Balthazar Moncornet, [circa 1624-1631].

In-8 de (19) ff. - Demi-maroquin bleu à coins, dos à nerfs, tête dorée, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).

 

Provenance : A. Berard (ex-libris) -  P.M.G. (ex-libris). 

TRÉS RARE PREMIÈRE ÉDITION DE CETTE SUITE REMARQUABLE.

 

Elle comprend 18 planches (numérotées de 1 à 18) et un titre.

On connaît 3 éditions de cette suite, qui sont toutes d’une très grande rareté. La première, la nôtre, publiée par Balthazar Moncornet, entre 1624 et 1631, la seconde par Nicolas Bouquet, la dernière en 1664, par Pierre Giffart ou Jean Sauvé, le gendre de Balthazar Montcornet avec lequel il fut associé de 1662 à 1666. Les bibliographies consultées recensent cette suite sous le nom des éditeurs successifs, mais sans aucune identification de graveur. Aujourd’hui certains historiens avancent le nom de Nicolas Cochin le vieux (Troyes 1610 - Paris 1686), qui réalisa d’autres travaux pour Beaulieu selon le même principe.

 

La suite est dédiée à Sébastien Pontault de Beaulieu (vers 1612-1674), « Commissaire ordinaire et contrôleur provincial de l’Artillerie de la ville d’Aras et du pais d’Artois, ingénieur et géographe du roi ».

 

Une somptueuse fête navale sur l’Arno à Florence.

 

Les planches qui sont la réduction des compositions gravées en 1608 par Remiggio Cantagallina, mettent en scène la Bataille navale dont le sujet était l’expédition des Argonautes pour la conquête de la Toison d’or, fête organisée sur l’Arno à Florence à l’occasion du mariage entre Côme II de Médicis (1590-1621), grand duc de Toscane, et Marie Madeleine d’Autriche (1589-1631), le 3 novembre 1608.

 

Les bateaux ont été conçus pour la plus grande partie par Giulio Parigi (15), mais aussi Jacopo Ligozzi (2) et Lodovico Cigoli (1). Chacun d’eux est dirigé par un dieu : Hercule, Amphion, Castor et Pollux, Thétis, Polyphemus et Palaemon, Cupidon... L’ensemble a été publié dans un double dessein : perpétuer le souvenir d’une des grandes fêtes florentines, et fournir une source d’inspiration possible pour des fêtes à la cour de France.

 

Très beau tirage et à très belles marges.

L’exemplaire est cité par Guilmard.

Guilmard, Les Maîtres ornemanistes, p. 55 (d’après cet exemplaire) ; Le Blanc, Manuel de l’amateur d’estampes, n° 120-38 (Ed. Moncornet) ; Lipperheide, 2743. ; Berlin Katalog, n° 3039 ; Weigert, Inventaire du fonds français : graveurs du XVIIe siècle, vol. 4, n° 396 (titre seul) ; Ruggieri, n° 760 bis (Édition italienne).

8000