LA RARISSIME ÉDITION ORIGINALE FRANÇAISE DE 1542

DU MÉPRIS DE LA COUR DE GUEVARA

 

SEUL EXEMPLAIRE CONNU

AVEC CELUI DE LA BIBLIOTHÈQUE SAINTE-GENEVIÈVE

 

[GUEVARA (Fray Antonio de)].

Du Mespris de la court.

Et de la louange de la vie Rustique. Nouvellement traduict d'Hespaignol en Francoys.

On les vend à Lyon, en rue Mercière par Pierre de Tours, [1542].

Petit in-8 de 128 pp. (mal paginé 82) [sign. A-H8] - Demi-maroquin olive à grands coins, dos à 5 nerfs filetés or garni de compartiments cloisonnés et fleuronnés, tranches rouges (reliure signée Pagnant).

 

Provenance : Inscription manuscrite contemporaine d’appartenance sur le titre (en partie effacée).

ÉDITION ORIGINALE FRANÇAISE D'UNE EXTRÊME RARETÉ DU MÉPRIS DE LA COUR  D’ANTONIO GUEVARA, DANS LA FAMEUSE TRADUCTION D’ANTOINE ALLÈGRE. C’EST CETTE ÉDITION QUI ASSURA LA DIFFUSION ET LA NOTORIÉTÉ DE L’OUVRAGE EN FRANCE ET À TRAVERS TOUTE L’EUROPE.

 

Cette traduction d’Antoine Allègre, dédiée à Guillaume Duprat évêque de Clermont-Ferrand, connut une autre édition cette même année 1542 chez Étienne Dolet, également à Lyon, puis devant le succès considérable de l’ouvrage une multitude d’autres tout au long du XVIe et du XVIIe siècle.

 

Elle est d’une rareté insigne. Un unique exemplaire de cette première édition est recensé dans le monde à la Bibliothèque Sainte Geneviève (cote 8 S 154 INV 1850 RES).

 

Humaniste des débuts du Siècle d’Or, historiographe de Charles Quint, influencé par le stoïcisme, Érasme et l'utopisme de Thomas More, Antonio de Guevara s'adresse au courtisan repenti. Il y mêle son expérience personnelle à la sagesse des Anciens pour dénoncer les méfaits de la Cour, ses tromperies, ses vices et ses vanités et faire l’éloge, à la façon de Montaigne, de la vie des paysans proches d'une humanité à l'état de nature. Montaigne avait d’ailleurs une grande admiration pour l’œuvre de Guevara. On connaît une inscription de sa main sur son exemplaire des Épitres dorés de 1588 : « Ce livre plein de ruaison est de ceux qui le plus ma faict plaisir je me plais lui recognoistre cet avantage – Montaigne »

 

Bel exemplaire parfaitement établi par Edouard Pagnant.

Menue réfection au titre sans perte et petite trace claire de signature manuscrite à l’époque. Légèrement court de marge supérieure à certains feuillets. Quelques discrètes auréoles claires.

 

7500