LA MORT QUI DANSE EN SEPT TEMPS

EEKMAN (Nicolas).

Dood dans in zeven tempos door.

Paris, juin 1924.

Suite de 7 compositions (270 x 150 mm pour chaque composition) en leporello imprimé sur une  feuille de japon fin beige (315 x 1330 mm), couverture comportant le titre gravé sur papier brun épais, cachet rouge de l’artiste.

 

REMARQUABLE PREMIER TIRAGE DE CETTE PUISSANTE ET FAMEUSE DANSE DE LA MORT DE L’ARTISTE EXPRESSIONISTE NICOLAS EEKMAN.

 

Le peintre néerlandais Nicolas Mathieu Eekman (1889-1973) fut aussi graveur, dessinateur aquarelliste et illustrateur. Cette Danse de la Mort fut composée en 1924 dans sa période expressionniste. Après avoir obtenu son diplôme d'architecte  à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles Eekman s'installe  en 1921 à Paris, et ne cessera d'exposer en France et à l'étranger. Il fréquente les artistes néerlandais vivant à Paris comme Fred Klein, Piet Mondrian ou Frans Maseree.l Il se lie d'amitié avec la galeriste Jeanne Bucher qui l'exposera en 1928 avec Mondrian. C'est la seule fois où Mondrian exposera ses peintures dans une galerie à Paris. En dépit d’une la vision de l’art qui les sépare, Mondrian promoteur de l’art abstrait et Eekman violemment contre, resteront liés par une amitié indéfectible tout au long de leur vie.

Dans cette Danse de la Mort en sept temps les figures saturées de noir profond sont particulièrement impressionnantes et leur impression sur une feuille de japon fin pliée en leporello renvoie aux grandes fresques du Moyen Âge modernisée par une construction cubiste et une atmosphère de fin du monde typique de l’expressionisme post première guerre mondiale.

Très bel exemplaire dans sa couverture amovible d’origine.

Une habile restauration de papier marginale sur la page de titre.

1800