LE CLOVIS DE LA COMTESSE DE VERRUE

DESMARETS de SAINT SORLIN (Jean).

Clovis, ou la France chrestienne

Poème héroique. Enrichy de plusieurs figures.

Paris, Théodore Girard, 1666.

In-12 de (18) ff., 347 pp. – Veau blond, double filet doré d’encadrement et armes de la comtesse de Verrue sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs héraldiques dorés, coupes décorées, tranches dorées (reliure de l’époque).

EXEMPLAIRE AUX ARMES DE JEANNE-BAPTISTE D’ALBERT DE LUYNES, COMTESSE DE VERRUE.

 

Un titre frontispice dessiné par Le Brun et gravé par Le Doyen, et 24 planches hors texte gravées sur cuivre.

 

Favori de Richelieu et l’un des fondateurs de l’Académie française, l’auteur de Clovis a pour ambition de chanter les origines de la monarchie chrétienne. Son épopée constitue une déclaration de guerre des Modernes contre les Anciens.

 

Remarquablement douée, aimant jusqu’au délire les lettres et les arts, son hotel de la rue du Cherche-Midi fut le rendez-vous des beaux esprits du premier tiers du XVIIIe siècle ;

 

Guigard rapporte que « sa bibliothèque était surtout remarquable parmi tant de remarquables choses : un diamant serti d’or. Sous l’ébène délicatement fouillée se pressaient, non sans coquetterie, dix-huit mille volumes d’un choix exquis ». Ses livres furent vendus en 1737, l’année suivant sa mort. Ce fut le libraire Gabriel Martin, qui en dressa le catalogue de près de trois mille numéros.

 

Bel exemplaire en veau blond du XVIIIe siècle. État peu fréquent, car comme le fait remarquer Quentin-Bauchard, les volumes provenant de la bibliothèque de la comtesse de Verrue « ont presque tous souffert de l’humidité ».

 

Habiles restauration à la reliure.

1800