L’UNE DES MEILLEURES ROMANCIÈRES DU XVIIIE SIÈCLE

  

« CETTE FEMME ÉCRIT COMME UN ANGE » (DIDEROT)

RICCOBONI (Madame de).

Œuvres complettes de Madame Riccoboni

Nouvelle édition revue & augmentée par l’Auteur, & ornée de 24 Figures en taille-douce.

Paris, Volland, 1786.

8 volumes in-8° de iv pp. et 464 pp. ; (1) f. et 480 pp. ; (1) f. et 434 pp. ; (1) f. et 402 pp. ; (1) f. et 448 pp. ; (1) f. et 476 pp. ; (1) f., iv pp. et 432 pp. ; (1) f., 378 pp. et (1) f. – 24 figures en taille-douce par Brion de la Tour et Gravelot – Demi-basane fauve, dos lisses richement ornés de roulettes et de grecques dorées, pièces de titre en maroquin fauve et havane, tranches rouges (reliure allemande de l’époque).

 

Provenance : Bibliothèque des princes Starhemberg.

MEILLEURE ÉDITION COLLECTIVE EN PARTIE ORIGINALE DES ŒUVRES DE MADAME RICCOBONI.

 

PREMIÈRE ÉDITION ILLUSTRÉE AVEC LES 24 FIGURES EN TAILLE DOUCE DE BRION DE LA TOUR ET DE GRAVELOT EN PREMIER TIRAGE.

 

Les débuts dans la vie de celle qui, sans grand conteste deviendra la meilleure romancière du XVIIIe siècle, fut loin d’être simple. Marie de Mézières (1714-1792) fut déclarée enfant adultère par la découverte de la bigamie de son père, puis jetée dans un couvent par sa mère qui la destinait au cloître. Elle réussit à s’en échapper, puis épousa le fils du fameux comédien italien Lélio, Antoine-François Riccoboni. Après quelque temps au Théâtre-Italien elle entra en littérature en composant, comme une gageure, la douzième partie de Marianne que Marivaux avait laissé inachevée. L’essai fut plus que concluant puisque la plupart des lecteurs furent trompés. Sa première œuvre personnelle fut les remarquables Lettres de Mistress Fanny Butler qui obtenu en 1757 un important succès. Les suivantes en eurent tout autant avec une économie proche du roman anglais

 

Diderot fut l’un de ses plus fervents admirateurs. On trouve dans une lettre qu’il écrivit à Grimm le témoignage de cette admiration : « Cette femme écrit comme un ange, c’est un naturel, une pureté, une élégance qu’on ne saurait trop admirer ». Sa renommée européenne fut considérable, elle inspira entre autres Choderlos de Laclos et Beaumarchais. Madame de Staël plaçait ses romans à coté de la Princesse de Clèves et de Paul et Virginie.

 

On trouve dans les 8 volumes de cette édition collective importante tous ses romans, différents textes publiés dans le Mercure de France, ainsi que deux volumes de traduction de théâtre anglais.

 

Exemplaire d’une grande pureté, au dos d’une grande élégance, provenant de la bibliothèque des princes Starhemberg.

 

 

1800